ARCHIVES DU PREMIER FORUM DU SITE

Les réponses aux messages, lorsqu’elles existent, sont en deuxième partie

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Nom : Andersen René (rene.andersen@online.de)

Date : sam 12 jan 2008 21:04:22 CET
Sujet : souhait de garder contact
Content d'avoir pris connaissance de votre Manifeste que je me suis empressé de signer,bien que n'étant pas francais ni par ailleurs francophone de naissance ,je trouve votre démarche largement justifiée et souhaiterais resté informé de vos futures actions.

Bon boulot et bien à vous,

andersen René

rene.andersen@online.de



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Nom : Nicole BRONDY (nicole.brondy@wanadoo.fr)

Date : sam 12 jan 2008 22:45:01 CET
Sujet : l'anglais une langue impérialiste!
Je partage pleinement ce souci de défense de la langue française et je m'insurge à chaque tentative ( et elles sont nombreuses) d'impérialisme de la langue anglaise...pour ne pas dire américaine du Nord.
Cela m'insupporte même si chacun de nous arrive à être imprégné d'habitudes linguistiques qui se modifient au cours des décennies...la langue est vivante et donc de ce fait est appelée à évoluer. Cela me parait normal. ce qui ne me convient pas, c'est la manière d'imposer une langue comme langue mondiale. Au nom de quel critère ce doit être l'anglais. Si on s'en tenait par exemple au critère du nombre de pays et de gens qui parlent la même langue, ce serait sans doute autre que l'anglais...Peut-être suis je en train de me tromper mais ce serait peut-être le castillan ou l'arabe ou encore le chinois...Je ne sais pas...

Petite anecdote qui correspond à ma lutte contre l'impérialisme anglican: je vais assez souvent en Argentine ( j'ai crée une association en France pour apporter une aide à la scolarisation dans les Andes et établir des échanges avec des écoles en France) je parle assez mal le castillan puisque j'apprends au fil du temps, en fonction de mes séjours. Dans le sud de l'argentine, en Patagonie en particulier, je me heurte à la facheuse habitude des commerçants en particulier, de me parler anglais chaque fois que je demande quelque chose avec mon espagnol approximatif. Je réponds systématiquement avec mon espagnol...approximatif, en face on continue à me parler anglais...jusqu'au moment où je dis que je ne veux pas parler anglais, que c'est une langue impérialiste.!!!C'est une forme de résistance, bien modeste mais bon...on fait ce qui est possible, à son niveau!!!!



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Nom : andré (prcf93@aol.com)

Date : dim 13 jan 2008 10:17:32 CET
Sujet : /
bravo pour le site du MPLF, belle réussite !


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Nom : VION Eric (eric.vion@tiscali.fr)

Date : dim 13 jan 2008 17:07:36 CET
Sujet : La langue du coeur avant tout...
Bravo pour votre site.
Je signe le Manifeste pour la Défense de la langue française mais ne confondons pas cette lutte avec cette attitude chauvine qui tend à affirmer la supériorité de notre langue et de notre culture.
Passer les frontières, on quitte son pays pour en découvrir un autre. On quitte sa langue pour être bercé par une autre mélodie. Qui d'entre nous ne s'est pas essayé à quelques bribes d'une autre langue durant un séjour estival ?
On rit de sa maladresse, de son accent, mais derrière ce coté ludique qui cache notre gêne de ne pas maîtriser la langue d'autrui se trouve un enjeu capital. Comment je me prépare à la rencontre de l'autre ?
J'aimerais faire passer ce message aux hommes et aux femmes qui vivent chez nous, sans être totalement chez eux dans notre culture ou dans notre langue. J'aimerais leur dire que nous savons qu'il faut du temps, de la patience et un accueil pour pouvoir habiter l'étrangeté de l'autre. Ce chemin ne se fait pas sans amour.
Qu'il est difficile d'apprendre la langue d'un ennemi, alors qu'il est mille fois plus doux d'apprendre la langue de l'être aimé.
Alors parlons la langue du coeur, celle qui dépasse toutes les frontières et ne nous laissons pas envahir par l'uniformisation d'une langue économique, mondiale et impérialiste qui mettrait à mort toute la richesse de l'histoire de son pays, quel qu'il soit.






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Nom : Pierre-Yves CHEREUL (leson.du.nenuphar.association@wanadoo.fr)

Date : dim 13 jan 2008 21:36:29 CET
Sujet : Heureuse inititiave !

%3E
%3E J'y souscris d'autant plus volontiers que je tente de contribuer moi-même à cette défense de la langue française depuis longtemps.
%3E
%3E Outre le souci que j'ai, d'écrire correctement ma langue, nombre de mes articles, parus sur le journal en ligne AGORAVOX, ont dénoncé le sabir anglo-américain devenu chez les incultes un argument d'autorité par référence à la première puissance technologique mondiale.
%3E
%3E Mon récent ouvrage, "Les médias, la manipulation des esprits, leurres et illusions" (Éd. Lacour, Nîmes, 2006), analyse ce leurre dans le cadre d'une théorie de l'information.
%3E
%3E L'École est gravement responsable de cette démission. La maîtrise de la langue française ne paraît plus être un critère déterminant quand il s'agit de trier les candidats à un poste de direction. Il suffit de lire les notes de service de ces incultes, "il va s'en dire" : il y est question des « élèves n’ayant pas débuté cette option en 5e... », ou bien les « chers collègues » sont priés « de faire circuler la fiche jointe à l’équipe pédagogique et de la ramener complétée... ». Quant à certains professeurs eux-mêmes, ils rendent hommage aux efforts consentis par un élève en écrivant sur son bulletin trimestriel : "Il s'efforce."
%3E
%3E Voici ci-dessous un article paru la semaine dernière sur AGORAVOX qui montrait qu'une officine de soutien scolaire ne connaissait pas davantage la langue française qu'elle prétendait enseigner : "Une officine de soutien scolaire, Acadomia, affiche son ignorance sans le savoir".
%3E Le lien est le suivant :
%3E http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33882.php3?id_article=61
%3E Cordialement
%3E Pierre-Yves Chereul (Paul Villach)
%3E 30310 Vergèze"






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Nom : Xarlo (Xarlo@aol.com %3CXarlo@aol.com)

Date : mar 15 jan 2008 16:54:35 CET
Sujet : Salut et bonne année
Sur le fond, je n'ai rien à dire... je suis amoureux de la langue française, étant citoyen français. Par goût, je suis aussi amoureux du castillan.
Mais ...il se trouve que je suis Basque et que, depuis des siècles, les tenants, j'entends les jacobins les plus archaïques, ont combattu férocement notre langue, l'Euskara, langue basque qui est ma langue maternelle. Je passe sur les moyens utilisés... je pourrais en faire un livre...
Tout contre l'impérialisme de la langue anglaise mais je n'accepte pas non plus l'impérialisme de la langue française.
Etes-vous prêt à nous défendre?

Votre réponse m'intéresse énormément...







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Nom : Le Gloahec (yves.legloahec@wanadoo.fr)

Date : mer 16 jan 2008 18:51:01 CET
Sujet : ce Manifeste est salutaire et encourageant quand le moral est bas
"Je suis très intéressé par cette action, malheureusement nombreux militants militantes de bon niveau, ne sont pas toujours acquis à la défense de la langue et surtout de la signification profonde des mots employés. Puisse ce manifeste, que je vais m' employer à diffuser dans mon petit environnement, serve la cause des luttes progressistes, en dévoilant à contrario, le sens des discours d' un pouvoir politique effacant le siècle des lumières et de la Révolution Française de 1789 à 1830 à 1848 et à la Commune, discours s' apprêtant à effacer le plus encore vivace, le programme du CNR de 1943 à 1945.
Merci ................ j' aurais un peu moins le " bourdon grâce à votre volonté!
Yves Le Gloahec"



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Nom : Gruner (michèle.gruner@cr-lorraine.fr)

Date : mer 16 jan 2008 21:23:51 CET
Sujet : signature du manifeste
Combattre l'uniformité pour mieux se révéler, apprendre et réfléchir pour mieux construire ensemble.
Bien belle, et heureuse, initiative que ce site.
bravo.



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Nom : Hourcade (hourcadejean@yahoo.fr)

Date : jeu 17 jan 2008 10:18:49 CET
Sujet : Manifestons notre colère
J'adhère avec enthousiasme à votre manifeste. J'ai co-fondé Avenir de la langue Française en I993. Nos associations doivent rester en liaison car notre combat est commun et concerne au premier chef la défense des travailleurs, pour qui la langue française est souvent l'outil de travail.
Ce combat concerne aussi les consommateurs, méprisés par les annonceurs ou les distributeurs qui, en contravention à la loi dite Toubon, étiquettent leurs produits en anglais seulement (sauf, au verso, en caractères minuscules, une référence à la composition de l'article, en mauvais français, parmi une dizaine d'autres langues.) Cette désinvolture commerciale a entraîné des accidents graves.
Pensons aussi au matraquage de la musique exclusivement américaine dans les supermarchés, et surtout à l'affront fait aux travailleurs de nos entreprises (cf, à Buc, GEM) obligés de travailler avec des logiciels non traduits, ou carrément en anglais, dans leur propre pays .
Pensons aux scientifiques qui n'ont plus le droit de travailler ni de publier en français ni dans nos universités ni au CNRS.
Pensons enfin aux morts d'Epinal, sur-irradiés à cause d'un logiciel non traduit !
Il y va de notre indépendance, de notre dignité. Manifestons notre colère. Révoltons-nous, interpellez vos élus, vos commerçants. Ecrivez, descendez dans la rue.
Sachez aussi que si le Traité dit simplifié est adopté par le Congrès, nous n'aurons plus le droit d'invoquer l'exception culturelle car toute législation nationale (linguistique ou autre) sera caduque face à une décision contraire de Bruxelles ("liberté du commerce") . JH


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Nom : Pierrette PASQUINI (p.houille@wanadoo.fr)

Date : jeu 17 jan 2008 10:26:27 CET
Sujet : UFAL solidaire
Je suis totalement solidaire.
Bien cordialement,
Pierrette Pasquini Houille, retraitée éducation nationale
et présidente de l'UFAL ( Union des Familles Laïques) de Bagnols sur Cèze ( Gard)




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Nom : Dupuy André (dupuya-la-chapelle@wanadoo.fr)

Date : ven 18 jan 2008 13:45:53 CET
Sujet : Aller plus loin !!!
Se contenter de défendre la langue française, n’est sans doute pas suffisant pour contrer l’hégémonie de l'anglais. Il me semble qu’il faudrait promouvoir en même temps une langue internationale pour les échanges de pays à pays. Je pense à « l’espéranto », langue qui à ma connaissance n’est pas ou au mieux très peu enseignée dans les écoles.

C’est pourtant de mon point de vue la seule possibilité pour s’opposer au raz de marée américano- anglais et en même temps défendre le français, mais aussi les langues des différents autres pays.




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Nom : Henri ANDRE (ulysse-h@neuf.fr)

Date : lun 21 jan 2008 06:29:34 CET
Sujet : Comme au Québec....
Passant une partie de ma vie au Québec, je suis enfin heureux que les Français deviennent sensibles à cet envahissement généralisé de l'anglais, que mes amis québécois trouvent lamentable, eux qui sont "assiégés" et agissants.

Il n'est que temps d'agir !!!

Pourquoi pas une loi 101 comme au Québec qui oblige à n'utiliser l'anglais qu'accompagné du français et rédigé en lettres plus petites que le français?

Exiger aussi que le citoyen, tout quidam puisse se plaindre auprès d'organisme agissant, style CNIL ou HALDE pour obtenir le retrait immédiat d'un produit sans notice en français ou d'une publicité (du genre Wall Street English) rédigée en anglais et où une traduction en français ne figure même pas.



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Nom : Barangio (barangio@club-internet.fr)

Date : jeu 24 jan 2008 13:45:59 CET
Sujet : Bravo
Heureuse de connaître votre site, car la langue française est vraiment "assassinée". Il suffit de voir comment elle est enseignée à l'école : plus de dictées (ou presque) à partir des classes de 6ème ; les bacheliers actuels, les professeurs eux-mêmes, les directeurs d'établissement font des fautes d'orthographe énormes. Née en France, mais élevée en langue italienne, j'ai acquis de bonnes base : une dictée-questions grammaticales et deux problèmes de calcul par jour (on appelait alors les "mathématiques" calcul!!!!!!)
Aujourd'hui les enfants ne savent plus écrire correctement leur langue maternelle. L'Anglais et les autres langues OUI, mais chaque chose à sa place.
Je suis d'accord également pour une langue unique l"ESPERANTO qui faciliterait tant d'échanges entre les peuples.
Merci pour ce site que je consulterai régulièrement. Cordialement à vous. Barangio









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Nom : Francis (manu@wanadoo.fr)

Date : jeu 07 fév 2008 10:50:30 CET
Sujet : France-Inter finance le "tout anglais"
Ce 6 février au matin, France-Inter présente sa rubrique rock; bon, pourquoi pas? Mon attention est alors attirée par l'éloge de "groupes français qui chantent en anglais et ne sont pas du tout ringards".
Suit l'audition d'un premier chanteur, dont je n'ai pas retenu le nom yankee à souhait (après tout les Apaches apprivoisés se faisaient eux aussi appeler "Little John" ou "Sitting Horse"),, puis d'un second surnommé "FM". Eloge appuyé de ces produits "français" qui triomphent à New-York mais aussi, hélas, dans nos provinces grandes ouvertes à la colonisation culturelle: car ces chanteurs, précisons-le, ne reprennent pas des textes venus d'outre-Manche mais écrivent directement EN ANGLAIS, comme si la langue de Brassens, de Nougaro ou de Renaud ne pouvait exprimer clairement une idée ou un sentiment.
Bien entendu le journaliste d'Inter (je supprime le premier terme -immérité- de ce nom) ne demande même pas aux chanteurs concernés pourquoi ils ont fait ce choix, qui interdit à l'immense majorité de leurs auditeurs de comprendre leurs chansons (mais sans doute sont-elles plus belles quand on n'y comprend rien!). Cerise sur le gâteau: on apprend que les tournées de ces personnages sont organisées "en partenariat avec France Inter", prise en flagrant délit de détourner l'argent public pour assassiner notre langue nationale et permettre aux journaux américains de titrer, non sans raison, "the french culture is dead" (ils ne précisent pas qu'il s'agit d'un suicide sous influence).
Au fait, entre deux rafles d'ouvriers immigrés (qui eux au moins nous font l'amitié de s'adresser à nous dans notre langue, tout en se tuant sur les chantiers et sur les chaînes de production), à quoi sert l'ainsi dit "ministère de l'identité nationale" de Brice (Braïce) Hheurrt'fiou?
D'ailleurs nous serons tous prochainement des immigrés dans notre propre pays: immigrés de troisième génération, les fils de famille qui parleront le Wall Street English sans accent; seconde génération d'immigrés, ceux qui le baragouineront avec l'accent parigot ou auvergnat; première génération: les bouseux qui continueront obtusément d'utiliser le patois de Rabelais, de Verlaine et d'Aragon..
Et Yèèèèèèèèèèsssssss!










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Nom : moeffe (gubeaudoin@wanadoo.fr)

Date : sam 09 fév 2008 13:42:07 CET
Sujet : langues minoritaires
Un camarade demande si on soutient les langues minoritaires. En ce qui me concerne, il serait incohérent de défendre le français et de laisser crever les 60 (si, si, autant)langues minoritaires de France. Même si je suis profondément attaché à l'unité de ce pays (et donc un peu jacobin, mais pas trop) et pas pro-indépendantiste.
Mais, en vrac:
-oui à une langue minoritaire comme première langue pour TOUS les Français
-oui à des quotas de diffusion de musique en langue minoritaire sur les ondes nationales
-oui au double affichage des noms de rues
voilà il y a sans doute plein d'autres propositions. Mais celles-là, symboliquement, me paraissent importantes.








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Nom : Zulema RAMIREZ (zulemar@rect.uh.cu )

Date : jeu 21 fév 2008 11:48:12 CET
Sujet : Avec ma signature
Je suis étudiante de l'Alliance Française à Cuba, j'eus l'opportunité de lire par hasard la revue d'une amie, dès ce moment-là je me suis interessée de pouvoir recevoir des nouvelles de la langue française qui seront très utiles pour moi et mes copains qui aimons cette langue precieuse.



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Nom : marchal jean- pierre (jean--pierre.marchal@tele2.fr)

Date : jeu 21 fév 2008 16:44:43 CET
Sujet : encouragement
Mon père, poète médaillé des arts et lettres , ancien militant socialiste ayant travaillé à la sauvegarde de la langue Française jusqu' à son dernier jour serait fier de vous.



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Nom : JOHN (cyril.john91@hotmail.fr) (cyril.john91@hotmail.fr) )

Date : sam 08 mar 2008 21:44:00 CET
Sujet : SUPÉRIORITÉ DE LA LANGUE FRANÇAISE
Date : ven 07 mar 2008 17:59:51 CET

Je vous invite à prendre connaissance de ce superbe florilège de citations de Cioran et de Céline : http://vraishommes.frbb.net/boite-a-lettres-f15/manifeste-pour-la-defense-de-la-langue-francaise-t2723.htm#56862




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Nom : TATARD (: @tatardflr@orange.fr)

Date : lun 24 mar 2008 10:46:23 CET
Sujet : Le Français des Français
LANGUE FRANCAISE

LE TEMPS ET LES MOTS pour Raymond Devos et Yves Dutheil

Le temps, mathématiquement appelé quatrième dimension, à trois formes : le passé, le présent et l’avenir. Il se chiffre par ce qu’on appelle la durée. La durée du passé c’est l’âge, celle du présent c’est l’heure et celle de l’avenir c’est l’espérance ou l’incertitude qui vont si bien ensemble, sauf dans les calendriers ou certaines éphémérides. On peut préférer le raccourci poétique qui dit que : « le passé est l’étron du présent qui dévore l’avenir ». Jusque là, on est en phase avec les Anglais : la durée du temps est pour eux « the duration of the time. »
Pour une petite durée on aura un moment ou un petit moment. On peut réduire encore avec un instant et même un petit instant, jusqu’à l’instantané qui vaut zéro. Là, on quitte nos amis britanniques. Pour eux, pas de telles nuances subtiles ; l’instant et l’instantané, sont l’immédiat.
Pour le temps passé, le Français parle de l’âge, l’Anglais aussi. Pour la fatigue de l’âge, le Français parle du vieillissement. L’Anglais, au lieu de former un mot à partir de « old », n’hésite pas à parler d’« ageing ».

What time is it ? = Quelle heure est-il ? La précision devient française. On notera, en conséquence, la confusion britannique entre heure et temps. L’heure est une notion quantitative alors que le temps (the time) est une notion qualitative imprécise. La quatrième dimension ne saurait être traitée avec autant de légèreté.

Là, où on voit que le cartésianisme se limite aux jardins à la française, c’est quand on aborde les choses climatiques en parlant du temps qu’il fait. Le mot temps va aussi désigner les manifestations météoriques dont la science est appelée météorologie. Le « populaire », faute d’un mot adéquat, a immédiatement trouvé un raccourci. Ce temps-là est devenu la météo. Les Anglais n’ont pas eu ce souci puisqu’ils disposaient dans leur vocabulaire du mot « weather ».
Pour exprimer les dégradations dues aux variations de température, d’humidité, du vent et de tous les éléments généreusement distribués par la nature, nous pouvons employer le mot, commun aux deux langues « érosion ». Nos voisins britanniques lui préfèrent « weathering ». Ils réservent l’érosion aux laminages répétés des vents de sable, des marées, des vagues de la mer, de la progression des glaciers et des courants de toutes sortes.
En combinant l’« agéing » et le « weathering » on obtient une parfaite image de la dégénérescence des choses et des gens.
On croyait avoir trouvé la quintessence de la philosophie lorsque François Mitterrand lança la mode de sa pensée ronflante et creuse :

« Il faut laisser le temps au temps »

Sortie d’un contexte purement météorologique, cette ânerie n’est qu’une forme de pléonasme.
Pour revenir à l’étymologie du mot météorologie, on avait raison de penser qu’il s’agirait là de l’étude des météores. On notera, en passant, la grande différence de définition entre le dictionnaire Larousse et la météorologie. En effet le dictionnaire définit le météore comme le phénomène lumineux produit par l’ignition de la météorite lorsqu’elle brûle en rentrant dans l’atmosphère. C’est la fameuse étoile filante. Pour les météorologues, les météores sont constitués par toutes les choses naturelles qui descendent de l’atmosphère. Ainsi, les pluies, la neige et la grêle sont considérées comme des météores aqueux. Les comètes aussi sont des météores à queue, mais elles ne tombent pas sur la terre. La différence d’orthographe trouve peut-être là son explication. C’est quand même beau, clair et précis la langue française, la plus intelligente et la plus belle du monde comme chacun sait.

La créativité des hommes médiatiques est très grande pour faire évoluer la langue française. Le résultat n’est pas toujours heureux. Ainsi, le général De Gaulle avait lancé et répété son fameux « tirer les conséquences » qui émaille, désormais, tous les discours publics. Avant cela, on se contentait de prévoir, d’envisager ou de mettre en garde contre ; ces fameuses conséquences. Par contre, de tout cela on peut tirer des conclusions. Comme quoi on ne peut pas tirer n’importe quoi et n’importe qui n’importe comment.

Le grand présentateur Jacques Martin a créé des prononciations qui ont fait école. Désormais, sur les ondes, le mois de Juin se prononce JOUIN, le zoo s’entendra ZOU et la jungle : la JONGLE. On remplace l’expression « par rapport » ou « le rapport avec » par le « rapport à ».
L’E.NA nous abreuve de « en tout état de cause » qui ne veut rien dire, on peut le supprimer sans changer le sens de la phrase. De même, en parlant, on ajoute des « e » là où il n’y en a pas ce qui donne :
« Il fallaite abandonner le navire, car, il étaite en train de couler »
Il suffit qu’un Président de la République quelconque lance la mode pour que tous les présentateurs de télévision et les hommes politiques, godillots perroquets, suivent et répètent. On pouvait penser que « c’étaite » une façon de chercher ses mots mais il n’en est rien. Même, quand un Président de la République a la flemme d’apprendre les discours qu’on a écrits pour lui et qu’il lit son texte sans pudeur, il continue cette manie disgracieuse. Là, au moins, le Général de Gaulle connaissait les textes qu’il apprenait par cœur, d’autant plus facilement que c’est lui qui les composait.

Le populaire n’emploie pas « en tout état de cause » réservé aux énarques ou à « la France d’en haut ». Même le « en quelque sorte » qui eut son heure de gloire, s’est limité aux classes moyennes. Il s’invente et lance ses propres modes qui ont substitué le « tout à fait » à la bonne vieille affirmation OUI, puis les « c’est vrai que » entrecoupés de « en fait » à répétition. Cela passera mais on sent une menace avec « c’est clair » qui pointe le nez, mais sans faire encore tache d’huile.



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Nom : Nicole Duprat et Jean-Yves Lozac'h ( duprat.lozach@wanadoo.fr)

Date : lun 31 mar 2008 19:06:28 CEST
Sujet : MARRE DU FRANGLAIS
Il y en a marre du franglais, quand ce n'est pas carrément de l'anglais pur, dans les structures que nous couvrons au niveau syndical mais aussi dans le technique informatique qui est mon métier. Il est insupportable d'avoir à utiliser une langue qui n'est pas la nôtre. Je suis effaré d'entendre parler la jeune génération ( enfin pas tous tout de même )
JY L
On les aura et dans une jouissance linguistique!
ND






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Nom : Elisabeth LAMBERT (elisabeth.lambert94@orange.fr)

Date : mar 15 avr 2008 11:45:58 CEST
Sujet : Plutôt l'esperanto ?
Il ne faut pas imposer l'anglais à tout le monde, du moins à personne, qu'ils enseignent plutôt l'Esperanto dans les écoles à la place de l'anglais, c'est plus facile pour tout le monde et ca irait mieux pour tout le monde qu'une langue qu'on a du mal à prononcer et à comprendre



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Nom : Suzanne Vilette ( vildum@free.fr)

Date : mar 15 avr 2008 12:12:56 CEST
Sujet : Le "français" des journalistes
Je suis agacée par les journalistes de nos radios et télévisions qui esquintent le français sans vergogne. Ils incluent souvent dans leurs phrases des expressions anglaises, en ajoutant "comme on dit". D'autre part, ils changent la prononciation. Exemple: les ô et les au sont prononcés de la même manière que les o devant une consonne double ("le rolle "au lieu de "le rôle", "fotte" au lieu de "faute"). C'est très à la mode ("tendance") actuellement.



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Nom : Etienne de Saint Laurent (etienne.dsl@wanadoo.fr)

Date : mar 15 avr 2008 12:25:37 CEST
Sujet : Diversité des langues
A mon avis l'espéranto est la seule solution pour préserver la diversité des langues et sauver la francophonie que je soutiens tout comme l'espéranto









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Nom : Henri Masson ( espero.hm@wanadoo.fr)

Date : mar 15 avr 2008 12:30:00 CEST
Sujet : “Bad English, bad education”
Dire et répéter que l’anglais est indispensable, incontournable, c’est contribuer à le rendre encore et toujours plus indispensable et incontournable, à détourner l’attention d’une alternative possible. C’est amplifier le déséquilibre au lieu de le réduire. On évolue ainsi vers l’irréversibilité, vers une solution bancale, donc une pseudo-solution, du fait que l’anglais est difficile pour la majorité des populations et même pour les natifs anglophones : “La majorité des étudiants n’ont aucune maîtrise des maths et de la science du fait qu’ils ne peuvent pas comprendre l’anglais." (“Peoples Journal“, 7/9/2006 : “Bad English, bad education”).
Gandhi lui-même, bien que le pratiquant, en a vivement déconseillé l'usage et estimé que l'espéranto lui serait préférable, tout comme le grand réformateur indien Vinoba Bhave.



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Nom : Monneret jocelyne (jocelyne.monneret@club-internet.fr)

Date : jeu 17 avr 2008 06:20:09 CEST
Sujet : défendre le français et les autres langues
A la dame cubaine
merci de vous intéresser à la langue française
Nous français sommes fiers de voir que ce sont les autres pays qui soutiennent notre langue alors que les hommes et femmes politiques en France favorisent uniquement l'enseignement de l'anglais et que les journaux utilisent une quantité impressionnante de mots anglais et de plus en détournant leur sens !!
respectons toutes les langues y compris les "petites" et por cela combattons le tout anglais Pourquoi les pays anglophones ne traduiraient pas leur langue ?








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Nom : Anne-Marie OEUILLET (anne-marie.oeuillet@orange.fr)

Date : jeu 17 avr 2008 19:03:35 CEST
Sujet : Honte et tristesse
La toile d'araignée des décideurs de l'ombre est en train de nous étouffer sournoisement à tous les niveaux!Vive le pouvoir occulte de l'argent!Il n'y a plus de démocratie,d'altruisme,d'utopie,de respect de soi et d'autri, tout ce qui fait que la vie vaille la peine d'être vécue.J'en éprouve une grande honte et une grande tristesse




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Nom : Barnoin joseph (barnoin.joseph@neuf.fr)

Date : sam 19 avr 2008 19:33:34 CEST
Sujet : Témoignage
Ayant vécu cinq ans au Canada, pays officiellement bilingue, je peux témoigner des effets néfastes aussi bien sur le plan individuel que collectif lorsqu'une communauté culturelle vit dans l'insécurité. On pense bien sûr à la frustration du demandeur d'emploi qui se voit refuser un poste sur le seul critère de la langue, et c'est pour nous éviter ce genre de déconvenue que les"Missionaires" du "tout Anglais" nous adjurent de nous incliner, d'être pragmatiques,réalistes,raisonnables, MODERNES, en un mot de nous bailloner nous même. Ce raisonnement vise à nous amener à intérioriser le concept" Anglais=Emploi=Salaire=Prestige=Espace Public/Français=Chomâge=Assistanat=Sphère privée Mais ce que j'ai vécu m'a appris que la mainmise d'une culture sur une autre affecte peu ou prou tous les domaines de la vie. Il n'y en a aucune étanchéité efficace
contre ce type de "pollution" puisque c'est chaque individu qui en est à la fois le vecteur et la victime. On se résout à laisser son identité
culturelle à la maison parce qu'il faut bien gagner sa vie mais ce renoncement, fut-il conscient et volontaire, est quand même un déni de ce que nous sommes au plus profond de nous même et c'est un peu du respect de soi que nous jetons aux orties jour après jour.
Mais nécessité fait loi et nous accorderons à ceux qui sont prêts à se rendre aphasiques huit heures par jour le bénéfice du doute. Mais, car il ya un " Mais", il ne faudra pas qu'ils crient "au viol!" quand après avoir accepté de renier leur langue et être payé pour cela, on les contraindra à la renier encore pour pouvoir dépenser l'argent de la servitude. Mais je retarde c'est par là que notre culture a été attaquée avec qui plus est l'active complicité de ceux qui étaient censés la protéger! Nous ne pouvons donc désormais compter que sur nous-même et ceux qui pensent comme nous! les Francophones doivent s'organiser à l'exemple des Espérantistes qui compensent leur petit nombre et la dispersion géographique de leurs effectifs par une organisation en réseau extrêmement efficace! Le Net, qui peut accélerer notre déclin peut être notre salut!Comme disait
Ghandi: Si tu vois un problème et que tu ne fais rien pour le résoudre,alors c'est toi le problème!


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Nom : patrickk (kaplanianpatrick@hotmail.com)

Date : ven 18 jui 2008 07:05:36 CEST
Sujet : pour un manifeste technique de défense du français
Bonjour
Le manifeste que Nicolas Hulot a présenté aux candidats à la présidence m’a donné une idée. Pourquoi ne pas en faire un sur la défense du français ? Il faudrait trouver quelqu’un de prestigieux comme Hulot pour le présenter mais en attendant il est toujours possible de rassembler les idées. J’attends donc vos idées. Une chose est sûre : vous ne travaillerez pas pour rien. En effet je suis éditeur. Donc ce sera de toute façon publié sous forme de Livre Blanc.
Je vois 5 thèmes :
La non application des lois actuelles,
L’application mitigée des lois actuelles,
L’insuffisance des lois actuelles et la nécessité de les renforcer ou d’en promouvoir d’autres,
La réforme de la constitution. Je me rappelle que la loi Toubon avait été en partie annulée par le conseil constitutionnel.
Le recul régulier du français dans les institutions européennes.
L’(in)efficacité de l’enseignement du français à l’étranger
Voilà : j’attends vos idées.
Patrick Kaplanian
kaplanianpatrick@hotmail.com



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Nom : kaplanian (kaplanianpatrick@hotmail.com)

Date : ven 18 jui 2008 07:17:07 CEST
Sujet : les langues régionales et le manifeste
Dans le manifeste il y a le passage suivant :

Le français est menacé par des mouvements séparatistes qui prennent prétexte de la défense des langues régionales (lesquelles peuvent jouer un rôle, à côté du français, pour résister à l’uniformisation culturelle) pour promouvoir « l’Europe des régions » au détriment de la République une et indivisible.

Je ne suis pas trop d'accord avec ce passage. D'une part les langues régionales se battent contre la langue dominante du pays (le français par exemple) comme la langues dominante du pays (le français par exemple) de bat contre le tout anglais. C'est le même combat.
d'autre part autant de Bretons qui apprendrons le breton et c'est autant de bretons qui n'apprendront pas l'anglais.



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Nom : Patrick Kaplanian (kaplanianpatrick@hotmail.com)

Date : jeu 24 jui 2008 18:24:45 CEST
Sujet : Deux conceptions de la défense du français
J’ai commencé à éplucher un rapport d’Hervé Bourges sur la défense de la francophonie : j’y ai trouvé le passage suivant :

« En Afrique, le rejet culturel de l’ancienne métropole a fait son chemin avec le retour en force des langues nationales, retour qui s’affirme de plus en plus depuis la mondialisation, comme par exemple le Wolof au Sénégal, le Baoulé, le Sénoufo ou le Dioula en Côte d’Ivoire, pays autrefois très représentatifs de la Francophonie pour leur usage très répandu du français. Dans les pays du Maghreb pour les mêmes raisons qu’en Afrique sub-saharienne, l’arabe s’affirme et remplace peu à peu le français au point que certains jeunes de ces pays ne le comprennent pas. »

Je trouve ce passage assez choquant. Peut-on reprocher aux peuples de parler leur propre langue ? Peut-on les en empêcher ?
Cela rejoint le problème des langues régionales qui, d’après certains, mettent en danger la République française une et indivisible.
En fait le problème est quasi-philosophique :
1 ou bien il s’agit de défendre la France une et indivisible (avec ses colonies ??).
2 ou bien il s’agit de lutter contre la mondialisation linguistique en défendant toutes les langues contre le tout anglais. Il s’agit alors non pas de défendre le français en tant que tel mais de défendre la variété, la richesse linguistique du monde, dont le français mais aussi les langues régionales, les langues africaines etc. etc.





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Nom : etienne (etienne.philippe@voila .fr)

Date : mar 14 oct 2008 14:38:15 CEST
Sujet : auto flagélation
Bien sur la dominence de l'anglais dans le monde des
affaires est évident.mais dans la culture;la vie de tout les jours de la majorité des gens dans le monde ,certainement pas.
Toutefois ce qui me démoralise le plus ce sont les français eux mêmes qui emploient un vocabulaire à la sauce anglaise et inapproprié suggéré d'ailleurs par le"rabachage" des médias.
Même son de cloche de la présidense de la république
avec sa "garden party" OU du allumez "vos warnings"
au tunnel du mont blanc et et bien sur n'oubions pas l'industrie automobile qui ne fabrique plus de familliale mes des "breacks" qui d'ailleurs en anglais
se dit" estate" et au U S A" station wagon,";Pauvre France.Et bien moi je vous dit AU revoir et "adishatz"


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Nom : vachon (a.vachon1@numericable.com)

Date : jeu 06 nov 2008 21:43:45 CET
Sujet : niveau scolaire A2
Bonjour,
Êtes-vous au courant de ce qui suit?
En France, les enseignants en langues étrangères ont à se prononcer, pour chacun de leurs élèves de 3ème de collège, sur un niveau de langue minimum requis.
Ce niveau s'appelle le niveau A1.
Sans celui-ci, un élève ne peut passer son brevet des collèges (Français, Maths, Hist-géo, Hist de l'art) (avec des conséquences sur le baccalauréat).
En tant qu'enseignant de langues vivantes, je peux donc exercer un droit de veto qui rend inutile tous les efforts de mes collègues d'autres matières.
Que pensez-vous de cette suprématie des langues étrangères sur notre langue nationale, le français?
Cette mesure a d'ailleurs été appliquée l'année dernière pour la première fois, et un certain nombre d'élèves se sont vus refuser l'accès au brevet en raison de leur niveau insuffisant en langues (anglais, allemand, espagnol, etc.). je suis professeur de langues, et même si je juge important de connaître une langue étrangère, je sais aussi par expérience qu'un élève peut réussir dans la vie sans être polyglotte. Lui mettre un handicap au démarrage de sa vie estudiantine ne me paraît pas être un service à lui rendre. Si la maîtrise de l'anglais est un atout, la maîtrise du français en est un autre.
Je veux réagir contre cette mesure, et j'ai écrit à différents endroits, mais je vois que notre administration s'en fout. C'est tragique ! nous n'avons même plus besoin de l'extérieur pour démolir notre langue, notre propre gouvernement s'en charge.

Axel Vachon



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Nom : Godot (alexgyg@noos.fr)

Date : mar 16 déc 2008 04:04:11 CET
Sujet : l'eurofrans
Vous connaissez l'euro-frans ? A l'époque où notre forum était plein de vie, un noble débat eu lieu dans cette enceinte de la pensée profonde :

http://vocabulis.forumactif.com/textes-a-jouer-f28/pour-ou-contre-n4-t1092.htm


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Nom : Gaston PELLET, administrateur du site (gaspel@wanadoo.fr)

Date : mar 03 fév 2009 17:57:09 CET
Sujet : Réponse à Thomas
Nous sommes bien d'accord sur le fait que le français est particulièrement malmené par les utilisateurs d'Internet (pourquoi pas "internautes", mot formé avec le suffixe "naute" qui évoque la navigation effectuée par ces utilisateurs ? Avez-vous une proposition à faire ? Elle pourrait l'être à la page "Créateurs", qui ne vit guère... encore que ce ne soit pas un terme "english").
Cela dit, notre combat est essentiellement tourné vers la défense du français contre les ravages de l'anglais - nous devrions dire étasunien- imposé par la classe dominante. Si l'on ne fait rien, la disparition à terme de notre langue, parvenue jusqu'à nous par héritage, n'est pas du tout exclue.
GP






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Nom : Beatrice.Marty (beatrice.marty@orange.fr)

Date : jeu 26 mar 2009 14:56:49 CET
Sujet : Promotion de la langue française
Je crois que défendre la langue française ne suffit pas, il faut mettre en oeuvre des actions concrètes pour la PROMOUVOIR; Exiger que les instances bruxelloises, par exemple , fournissent leurs documents en français, et pas seulement en anglais, sur leur site internet. Refuser de répondre aux courriels reçus dans une autre langue que le français etc...
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Nom : THOMAS (jjp.thomas@gmail.com)

Date : ven 27 mar 2009 14:07:47 CET
Sujet : Nouvelles enseignes
Champion devient "CARREFOUR market " Auchan crée "SIMPLY market"


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Nom : Laudet (cedriclaudet@neuf.fr)

Date : lun 04 mai 2009 11:02:44 CEST
Sujet : "jouer" avec les "médias"
Les actions de divers pays et citoyens autour de la langue sont assez systématiquement mis sous le boisseau de l'indifférence, voire de la censure.
Il nous faut donc faire le "greenpeace" de la langue française, c'est-à-dire des actions "coup de poing" qui soient suivies dans le temps.
Je ne serai pas là pour la fondation de l'association mais je souhaite que :
-l'affichage presque systématique soit interdit en France, que les produits importés soient francisés (et non importés avec seulement une notice) et donc interdire les produits non conformes, ce qui, vous le verrez, aura de grandes répercussions.
-Une police de la langue soit créée, admettant également les membres des diverses associations de défense et de promotion de la langue française.
-Des revues officielles en langue française concernant tous types de recherches, des articles écrits de même en français et un travail exclusivement en français,
-L'obligation pour l'Europe de respecter la langue française comme langue MAJORITAIRE des domaines qu'elle a créés et qui sont majoritairement à crédit français (les grands projets européens sont généralement portés par la France et les crédits largement dispensés par elle, comme l'Agence spatiale européenne), et le respect de toutes les langues au niveau européen.
- L'interdiction d'obliger les militaires française à parler anglais, notamment dans le corps de défense européen où, au départ, aucun pays anglophone n'est présent (c'est même plutôt francophone).
- Obliger les députés à l'obligation de résultats concernant la langue française et, dans le cas contraire, amendez jusqu'à exclusion à vie de l'assemblée : la France ne défend pas la supériorité originelle de sa langue dans les institutions internationales comme l'ONU, le CIO, le football (la FIFA défrancise).
- Interdiction d'afficher des publicités en anglais.
- Interdiction, dans le cinéma, pour le distributeur, de renommer par un autre nom en anglais les films anglophones, de traduire par un nom anglais des films non anglophones, et obligation donc de franciser tous les titres, avec entre parenthèses, en plus petit, le nom originel dans la langue maternelle du film.
Obligation, quand le film n'établit pas de lien entre la chanson et son contexte, de faire des bandes son pour les films français en français (aujourd'hui, 98% de la production contient des chansons quelconques en anglais et dont la qualité et l'intérêt sont proches de 0).
- Toute conférence établie en France ou dans ses dépendances et en sphère francophone doit être uniquement en français : la technologie permet facilement de donner des traductions à ceux qui ne connaîtraient pas la langue.
- Obligation faite aux étrangers (étudiants, migrants) d'avoir un niveau linguistique correct équivalent au moins à un enfant au CE2/CM1 (et Mathématiques de niveau fin CE2) et ce, dans toute la sphère francophone, notamment au Québec.














Les réponses aux messages



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Nom : JF Clet (jeanfrancois.clet@orange.fr)

Date : lun 23 mar 2009 14:10:19 CET
Sujet : Oui à la défense de la langue française, non au chauvinisme
Et les carpettes ne se privent pas de dire " Vous défendez la langue Française, vous êtes nostalgique du temps ou la France dominait le monde ! ".
Ne défendons plus seulement le français, défendons toutes les langues en voie de "folklorisation" devant l'anglais.
Avez-vous contacté des organismes de défense du Danois, du Letton, du Hongrois, du finnois... ?

Comme bien entendu nous ne songteons pas à imposer le français, ni apprendre à parler toutes les langues menacées, ni utiliser l'anglais, il reste l'espéranto

JF Clet







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Nom : georges GASTAUD (gastaudcrovisier2@wanadoo.fr)

Date : dim 13 jan 2008 22:00:30 CET
Sujet : Réponse de l'un des initiateurs du Manifeste
Bravo, cher correspondant. Nous prenons pour cible principale le "tout-anglais" mais "il va s'en dire" que la défense du français est indivisible et qu'elle implique aussi une résistance de chaque instant à l'abêtissement dont l'institution scolaire (et le pouvoir politique qui la dirige) se rend coupable et dont la jeunesse est victime. "En temps que" professeur de philo, je "c'est" de quoi je parle...
%3E
%3E Je lirai avec plaisir votre ouvrage. Je remarque que votre livre est édité à Nîmes; "vous nette pas sans ignorer" que le Gard est un haut lieu de la résistance linguistique puisque Gaston Pellet réside à Pujaut (30) et que Régis Ravat, qui anime l'AFRAV et édite le bulletin "Fraterniphonie", est aussi le délégué CGT des magasins Carrefour du Sud-Est. si vous aviez la gentillesse de m'adresser un de vos livres, je vous le rembourserai par retour de courrier et j'en ferai à l'occasion une critique sur notre site (et, sur un autre plan, dans la rubrique culturelle du journal que je dirige "Initiative communiste").
%3E
%3E Pour ma part, j'ai écrit au Temps des cerises deux ouvrages qui touchent partiellement à la résistance linguistique: dans "Mondialisation capitaliste et projet communiste" (partie II, "contre la novlangue", où j'essaie de montrer que l'inversion systématique du sens des mots dans le vocabulaire politique a des racines de classe) et "LEttre ouverte aux 'bons Français' qui assassinent la France".



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Nom : FloydPaper (floydpaper@gmail.com)

Date : mer 16 jan 2008 18:39:48 CET
Sujet : Remarque en passant
Et dire que certains enfants de pays anciennement colonies parlent mieux le français qu'en métropole, que certains enfants 'bourgeois'.
L'expression c'est la capacité de comprendre, de raisonner, et de choisir.
C'est bien ce qui nous est ôté petit à petit.






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Nom : Georges Gastaud (gastaudcrovisier2@wanadoo.fr)

Date : mar 15 jan 2008 17:03:07 CET
Sujet : Réponse à Xarlo
Cher ami,

vous voudrez bien prendre connaissance du Manifeste progressiste qui figure sur notre site.
Pour nous le basque (mais aussi le breton, l'occitan, le corse, le catalan) font partie du patrimoine culturel de la nation (pas seulement de leur région d'implantation) et même de l'humanité.
Etant d'origine niçoise, je sais très bien ce que vous ressentez puisque mes grands-parents parlaient nissard entre eux et que j'ai assisté avec tristesse à l'extinction de ce dialecte savoureux qui a bercé mon enfance (certes il n'a pas la richesse et l'ancienneté du basque, dont on dit qu'il était la langue majoritaire parlée dans l'hexagone avant les invasions celtiques).
Vous observerez que le Manifeste n'a qu'un ennemi, le "tout-anglais" imposé par la classe capitaliste; le manifeste est explicitement respectueux des langues régionales (dont la République devrait assumer la promotion à l'école dans un cadre laïque, tout en assurant à tous la pleine maîtrise du français). Nous condamnons cependant l'exploitation des langues régionales à des fins séparatistes, car nous défendons la République issue de la Révolution et détruite par l'euro-mondialisation capitaliste: non pour conserver en l'état cette république inconstestablement bourgeoise, qui fait bon ménage avec l'exploitation des travailleurs depuis des siècles mais pour travailler à son dépassement par une République "sociale", comme disaient les Communards.
Il est vrai que la question basque est complexe puisque l'Euzkadi historique est divisé en deux parties dont l'une, en Espagne, a dû affronter une droite fasciste CENTRALISTE (et l'exigence autonomiste, voire indépendantiste, y portait un caractère progressiste, on l'a vu en 36), l'autre dans une France jacobine (le centralisme jacobin déformé et ré-interprété par la bourgeoisie thermidorienne fut à la fois progressiste et oppressif: défense de cracher par terre et de parler breton!). Bien sûr qu'il serait naturel qu'on offrît aux habitants du pays basque toutes possibilités d'étudier leur langue à l'école républicaine, même si je crois que partout le français doit être la préoccupation centrale de l'école laïque: et ce serait parfaitement possible si le capitalisme n'avait sans cesse confondu, au gré de ses intérêts de classe variables, unité nationale et oppression, diversité culturelle et sécession (cf l'éclatement programmé de la Belgique actuelle): à l'inverse, la révolution bolchévique a à la fois promu le russe comme langue commune et favorisé les langues des Républiques, qui avant la révolution de 1917 n'avaient même pas d'alphabet (par la suite, des tendances à la russification sont réapparues mais sans les "rouges" par ex. la Kirghizie n'aurait pas eu de littérature nationale avec Aïtmatov, etc.); ce n'est pas moi qui le dis, mais le linguiste mondialement connu Claude Hagège.

Cela dit, vous comprendrez que notre initiative soit d'abord centrée sur la défense du français contre l'anglais, non parce que nous n'aimons pas le basque, mais parce que nous devons comme tout collectif respecter le "coeur de cible" de notre association; mais cela ne nous empêchera pas d'appuyer les revendications culturelles des Basques attachés à leur culture, à condition qu'elles se démarquent du séparatisme (en tant que militant politique, mais je ne puis engager le COPREL sur ce point, j'ai souvent soutenu des militants indépendantistes basques contre la répression fascisante des Etats espagnol et français: désaccord ne signifie pas déni de solidarité démocratique). Un mot cependant: le français n'opprime pas plus le basque que l'anglais n'opprime le français; c'est la grande bourgeoisie, "française" dans certains cas, anglo-américaine dans d'autres cas, qui opprime certaines nationalités pour de sordides raisons de classe, en EXPLOITANT telle ou telle langue pour opprimer telle ou telle culture. Nous ne combattons évidemment pas l'anglais mais le TOUT ANGLAIS et ce qui va avec, la destruction de l'anglais, transformé en code du néolibéralisme et délesté de sa richesse culturelle, populaire et historique.

Je vous renvoie au livre d'Hagège qui montre bien que la défense du français est partie prenante de la défense universelle de la diversité linguistique. Si une langue "mondiale" comme le français est détruite par le tout anglais, quelle langue sera à l'abri? Qui peut le plus peut le moins, le français a servi à écraser les langues régionales mais aujourd'hui il est en même temps un bouclier de plus en plus fragile (un peu comme le cinéma français protégé par notre héritage social: s'il disparaît sous les coups de SArko-Albanel, quelle autre cinématographie résistera à Hollywood?).

Merci de votre courriel, ma réponse n'est sans doute pas assez argumentée, je manque de temps.

En effet j'aime la France, mais pas celle de Versailles, vichy et Sarkozy, celle de Rabelais, des Lumières, des Sans culotte, des Communards, de 36, 45, 68. Et j'aime la langue basque, d'ailleurs: Eskuara ikasi-ta, Eskualdun-berri bat izanen niz!



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Nom : Le Gloahec (yves.legloahec@wanadoo.fr)

Date : mer 16 jan 2008 19:10:05 CET
Sujet : Je pense que ce manifeste ........ ne manifeste pas pour la supématie de la langue françaie
Il est d' un grand intérêt de posséder et s' exprimer en français, mais effectivement posséder une deuxième langue, maternelle par exemple est d' un très grand intérêt, pour mieux approfondir le langue française et s' exprimer dans les 2 langues, permetant ainsi de naviguer plus facilement sur les langues du monde. La troisième République a commis une erreur en interdisant, jusque dans les cours d' école l' usage de la langue locale, ce fût un genre de lobotomie préjudiciable comme je le dis plus haut à l' internationalisme du peuple, cet intertionalisme est toujours à construire dans les rangs populaires, on en voit les dégats avec la " mondialisation commerciale " et l' isolement des travailleurs y compris de leurs structures syndicales.



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Nom : Pascale Coulon ( pascale.c-f@orange.fr)

Date : jeu 17 jan 2008 18:06:49 CET
Sujet : l'anglo saxon
Même si l'anglo saxon peut servir à communiquer au plan international, notamment dans le domaine de la Recherche, au plan national il faut défendre notre belle langue c'est à dire notre identité.


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Nom : MARKIEFKA (liliane.markiefka@laposte.net)

Date : mer 06 aoû 2008 01:58:45 CEST
Sujet : A propos de pratique abusive ...
oui,pardonnez moi, il ne s'agit pas d'interdire une langue, mais d'arrêter ces pratiques abusives de mots anglais dans la langue française, qui ne veulent absolument rien dire! dans ma famille on parle trois langues et on ne les mélange pas. quand j'étais petite je ne parlais que le "créole " avec mes parents et je le parle toujours quand je suis à la Réunion! tous ces gens qui emploient ces mots, c'est juste pour se donner un genre! il y a bien sûr des exceptions sur INTERNET et là aussi nous nous y employons à trouver des traductions! pas facile des fois!












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Nom : Hourcade (hourcadejean@yahoo.fr)

Date : jeu 17 jan 2008 12:20:44 CET
Sujet : alerter vos parlementaires
Interpellons dès aujourd'hui nos parlementaires sur cette importantissime question de la langue. Il nous reste moins de quatre semaines. Beaucoup n'ont pas conscience de l'enjeu, car cela n'est pas (encore) un sujet de conversation sur les marchés. Mettons l'y. Les gens se figurent que la permanence du français en France et dans le monde va de soi. C'est une lourde erreur. La machine est en marche pour réduire insensiblement notre langue au rôle d'idiome vernaculaire local à usage strictement interne ou familial, en attendant sa disparition complète, un jour. C'est le voeu (inavoué) des instances dominantes actuelles de l'Europe, aujourd'hui majoritairement nord- et est-européennes, pour qui une Europe "américaine" va de soi. C'est bien sûr la stratégie constante et obstinée des "Anglo-américains" eux-mêmes, que je connais fort bien pour avoir eu à les affronter partout dans mes postes successifs: marginaliser l'influence française dans le monde tout en faisant doucement admettre leurs pratiques, leur culture, leur langue en France même, notamment auprès de nos jeunes. Et ça marche... Le commissaire (français!) Barrot impose désormais aux pilotes français de communiquer en anglais avec les contrôleurs aériens français, au-dessus du territoire français ! On marche sur la tête. C'est ce que Dominique Noguez appelle la "colonisation douce". Agissez dans vos supermarchés, auprès des media, des annonceurs, de vos élus surtout. Aujourd'hui, on brade votre langue, demain on bradera vos emplois. JH











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Nom : Gaston PELLET (gaspel@wanadoo.fr)

Date : jeu 07 fév 2008 11:19:41 CET
Sujet : Réponse de l'administrateur du site
Votre contribution à la défense de la langue française contre le tout anglais est particulièrement intéressante.
La chanson qu'on doit encore appeler "française" est l'un des domaines où l'envahissement de la langue étasunienne est le plus frappant. L'envahissement linguistique est le vecteur de l'envahissement économique. On touche ainsi les nouvelles générations. CQFD.
Nous transmettons votre message à France Inter.


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Nom : TATARD (@tatardflr@orange.fr)

Date : sam 22 mar 2008 17:26:33 CET
Sujet : Le Français des Français
LANGUE FRANCAISE

LE TEMPS ET LES MOTS pour Raymond Devos et Yves Dutheil

Le temps, mathématiquement appelé quatrième dimension, à trois formes : le passé, le présent et l’avenir. Il se chiffre par ce qu’on appelle la durée. La durée du passé c’est l’âge, celle du présent c’est l’heure et celle de l’avenir c’est l’espérance ou l’incertitude qui vont si bien ensemble, sauf dans les calendriers ou certaines éphémérides. On peut préférer le raccourci poétique qui dit que : « le passé est l’étron du présent qui dévore l’avenir ». Jusque là, on est en phase avec les Anglais : la durée du temps est pour eux « the duration of the time. »
Pour une petite durée on aura un moment ou un petit moment. On peut réduire encore avec un instant et même un petit instant, jusqu’à l’instantané qui vaut zéro. Là, on quitte nos amis britanniques. Pour eux, pas de telles nuances subtiles ; l’instant et l’instantané, sont l’immédiat.
Pour le temps passé, le Français parle de l’âge, l’Anglais aussi. Pour la fatigue de l’âge, le Français parle du vieillissement. L’Anglais, au lieu de former un mot à partir de « old », n’hésite pas à parler d’« ageing ».

What time is it ? = Quelle heure est-il ? La précision devient française. On notera, en conséquence, la confusion britannique entre heure et temps. L’heure est une notion quantitative alors que le temps (the time) est une notion qualitative imprécise. La quatrième dimension ne saurait être traitée avec autant de légèreté.

Là, où on voit que le cartésianisme se limite aux jardins à la française, c’est quand on aborde les choses climatiques en parlant du temps qu’il fait. Le mot temps va aussi désigner les manifestations météoriques dont la science est appelée météorologie. Le « populaire », faute d’un mot adéquat, a immédiatement trouvé un raccourci. Ce temps-là est devenu la météo. Les Anglais n’ont pas eu ce souci puisqu’ils disposaient dans leur vocabulaire du mot « weather ».
Pour exprimer les dégradations dues aux variations de température, d’humidité, du vent et de tous les éléments généreusement distribués par la nature, nous pouvons employer le mot, commun aux deux langues « érosion ». Nos voisins britanniques lui préfèrent « weathering ». Ils réservent l’érosion aux laminages répétés des vents de sable, des marées, des vagues de la mer, de la progression des glaciers et des courants de toutes sortes.
En combinant l’« agéing » et le « weathering » on obtient une parfaite image de la dégénérescence des choses et des gens.
On croyait avoir trouvé la quintessence de la philosophie lorsque François Mitterrand lança la mode de sa pensée ronflante et creuse :

« Il faut laisser le temps au temps »

Sortie d’un contexte purement météorologique, cette ânerie n’est qu’une forme de pléonasme.
Pour revenir à l’étymologie du mot météorologie, on avait raison de penser qu’il s’agirait là de l’étude des météores. On notera, en passant, la grande différence de définition entre le dictionnaire Larousse et la météorologie. En effet le dictionnaire définit le météore comme le phénomène lumineux produit par l’ignition de la météorite lorsqu’elle brûle en rentrant dans l’atmosphère. C’est la fameuse étoile filante. Pour les météorologues, les météores sont constitués par toutes les choses naturelles qui descendent de l’atmosphère. Ainsi, les pluies, la neige et la grêle sont considérées comme des météores aqueux. Les comètes aussi sont des météores à queue, mais elles ne tombent pas sur la terre. La différence d’orthographe trouve peut-être là son explication. C’est quand même beau, clair et précis la langue française, la plus intelligente et la plus belle du monde comme chacun sait.

La créativité des hommes médiatiques est très grande pour faire évoluer la langue française. Le résultat n’est pas toujours heureux. Ainsi, le général De Gaulle avait lancé et répété son fameux « tirer les conséquences » qui émaille, désormais, tous les discours publics. Avant cela, on se contentait de prévoir, d’envisager ou de mettre en garde contre ; ces fameuses conséquences. Par contre, de tout cela on peut tirer des conclusions. Comme quoi on ne peut pas tirer n’importe quoi et n’importe qui n’importe comment.

Le grand présentateur Jacques Martin a créé des prononciations qui ont fait école. Désormais, sur les ondes, le mois de Juin se prononce JOUIN, le zoo s’entendra ZOU et la jungle : la JONGLE. On remplace l’expression « par rapport » ou « le rapport avec » par le « rapport à ».
L’E.NA nous abreuve de « en tout état de cause » qui ne veut rien dire, on peut le supprimer sans changer le sens de la phrase. De même, en parlant, on ajoute des « e » là où il n’y en a pas ce qui donne :
« Il fallaite abandonner le navire, car, il étaite en train de couler »
Il suffit qu’un Président de la République quelconque lance la mode pour que tous les présentateurs de télévision et les hommes politiques, godillots perroquets, suivent et répètent. On pouvait penser que « c’étaite » une façon de chercher ses mots mais il n’en est rien. Même, quand un Président de la République a la flemme d’apprendre les discours qu’on a écrits pour lui et qu’il lit son texte sans pudeur, il continue cette manie disgracieuse. Là, au moins, le Général de Gaulle connaissait les textes qu’il apprenait par cœur, d’autant plus facilement que c’est lui qui les composait.

Le populaire n’emploie pas « en tout état de cause » réservé aux énarques ou à « la France d’en haut ». Même le « en quelque sorte » qui eut son heure de gloire, s’est limité aux classes moyennes. Il s’invente et lance ses propres modes qui ont substitué le « tout à fait » à la bonne vieille affirmation OUI, puis les « c’est vrai que » entrecoupés de « en fait » à répétition. Cela passera mais on sent une menace avec « c’est clair » qui pointe le nez, mais sans faire encore tache d’huile.







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Nom : Georges Gastaud, initiateur du manifeste (gaspel@wanadoo.fr)

Date : mar 12 fév 2008 21:08:33 CET
Sujet : Réponse du Manifeste
Cher correspondant,

Nous défendons la diversité culturelle et linguistique; notre manifeste montre une attitude positive envers les langues régionales parlées en France qui font partie du patrimoine national.
A titre personnel, et comme nissard d'origine, je sympathise avec votre manière de défendre ce patrimoine culturel NATIONAL. Toutefois je n'ai pas mandat pour sortir des limites du présent manifeste dont l'objet est limité, comme celui de toute association. Si des initiatives sont prises pour défendre les langues régionales, nous pourrons informer à leur sujet en laissant nos signataires libres de les soutenir, mais nous devons tenir bon sur l'objet propre de notre appel. Bien cordialement.







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Nom : Monneret jocelyne (jocelyne.monneret@club-internet.fr)

Date : mer 16 avr 2008 13:56:50 CEST
Sujet : défendre le français et les autres langues
A la dame cubaine
merci de vous intéresser à la langue française
Nous français sommes fiers de voir que ce sont les autres pays qui soutiennent notre langue alors que les hommes et femmes politiques en France favorisent uniquement l'enseignement de l'anglais et que les journaux utilisent une quantité impressionnante de mots anglais et de plus en détournant leur sens !!
respectons toutes les langues y compris les "petites" et por cela combattons le tout anglais Pourquoi les pays anglophones ne traduiraient pas leur langue ?











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Nom : JOHN (cyril.john91@hotmail.fr)

Date : ven 07 mar 2008 17:59:51 CET
Sujet : SUPÉRIORITÉ DE LA LANGUE FRANÇAISE
Je vous invite à prendre connaissance de ce superbe florilège de citations de Cioran et de Céline : http://vraishommes.frbb.net/boite-a-lettres-f15/manifeste-pour-la-defense-de-la-langue-francaise-t2723.htm#56862
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Nom : Gaston PELLET (gaspel@wanadoo.fr)

Date : jeu 17 avr 2008 06:31:58 CEST
Sujet : Réponse à Jocelyne Monneret
Je signale votre commentaire à la "dame cubaine".
L'administrteur du site









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Nom : Gaston PELLET, administrateur du site (gaspel@wanadoo.fr)

Date : ven 18 jui 2008 16:21:27 CEST
Sujet : Réponse à Patrick KAPLANIAN
Rappel de la réponse qui vous a été adressée le 6 juillet :
Bonjour,
Merci pour votre signature.
Nos "idées" sont très précisément exposées dans le Manifeste que vous venez de signer.
Vous pourrez, d'autre part, prendre connaissance des travaux du COPREL en cours de constitution (voir la page qui lui est consacrée sur le site) et faire, le moment venu, vos propositions.
Cordialement;
Gaston PELLET, administrateur du site







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Nom : Gaston PELLET, administrateur du site (gaspel@wanadoo.fr)

Date : ven 18 jui 2008 17:05:03 CEST
Sujet : Les langues régionales
Bonjour,
Nous n'avons rien à retrancher ou à ajouter au passage du Manifeste qui dénonce l'Europe des régions dans la mesure où il précise que les langues régionales, dont nous ne souhaitons nullement la disparition bien évidemment, "peuvent jouer un rôle à côté du français pour résister à l'uniformisation culturelle".
Le combat contre le "tout anglais" - le nôtre - et le combat des langues régionales contre le français - celui que vous semblez soutenir - sont peut-être des combats de même type mais ils ne sont nullement les mêmes : nous ne nous opposons en aucune manière à l'enseignement de l'anglais mais comme langue étrangère. Et nous dénonçons cette forme d'affirmation culturelle qui va jusqu'à combattre la langue de la République qui doit le rester comme doit demeurer "une et indivisible" la République.
GP






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Nom : THOMAS (@jjp.thomas@gmail.com)

Date : lun 02 fév 2009 20:18:39 CET
Sujet : français correct
Avant que de bouter l'anglois hors de France,balayons derrière notre porte(à l'intérieur).Je viens de lire "dominence de l'anglais" .Ce mot n'existe pas : nous avons dominance,prédominance,domination.Ces trois mots existent d'ailleurs en anglais (sans accent aigu),avec le même sens.Depuis que je fréquente internet,c'est à dire depuis peu,je suis terrifié par l'orthographe des intervenants(que l'on nomme aussi internautes).Je suis également choqué par le langage utilisé par des gens haut placés-et je ne vise personne en particulier-et par des animateurs de la radio et de la télévision.Accords,ordre des mots,faux sens,erreurs de syntaxe,pléonasmes,tics verbaux,voilà notre ordinaire.









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Nom : Georges Gastaud (%3Cgastaudcrovisier2@wanadoo.fr%3E)

Date : ven 07 nov 2008 22:30:55 CET
Sujet : Niveau A1
Cher ami, vous avez mille fois raison, d'autant que ce n'est pas n'importe quelle langue qu'on veut imposer en France et ailleurs, mais l'anglais (doit-on dire "l'obamish"?).

Georges Gastaud, Directeur du site


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Nom : CL (cedriclaudet0@voila.fr)

Date : lun 04 mai 2009 10:44:00 CEST
Sujet : un certain niveau pour passer...
Au collège, j'excellais dans à peu près toutes les disciplines, mais j'avais plus de mal avec les langues étrangèes. J'ai pu avoir de bonnes notes, certes, mais c'était surtout par l'analyse de la forme linguistique que par sa réelle compréhension.
Si donc aujourd'hui je retournais à l'état de collégien, je serais donc peut-être recalé.
Cette suprêmatie est intolérable. Comme cette info n'est pas récente, je voudrais savoir si elle reste en vigueur, merci.











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Nom : Gaston PELLET, administrateur du site (gaspel@wanadoo.fr)

Date : sam 28 mar 2009 10:16:55 CET
Sujet : Nouvelles enseignes
Le COURRIEL (voir la page) dont l'AG est fixée au 16 mai à Malakoff pourra bientôt réagir à de telles pratiques.
Merci pour votre participation.
GP






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Nom : Gaston PELLET, administrateur du site (gaspel@wanadoo.fr)

Date : lun 04 mai 2009 19:37:42 CEST
Sujet : Vos propositions
Bonjour,
Vos propositions sont transmises pour être examinées à l'AG du COURRIEL le 16 mai prochain.
Merci pour votre participation.
GP