Le français, langue officielle. Où ça ?

http://francaisaguia.files.wordpress.com/2013/03/552011_483025451765854_1707711796_n.png


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Une loi oubliée, une loi bafouée, la loi dite "TOUBON"

 du 4 août 1994

Tout savoir sur cette loi et ses textes d'application, cliquez sur l'URL ci-après :

http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/lois/presentation_loi.htm

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Liste des entreprises faisant leur publicité à la télévision et dont les spots comportent une chanson ou une musique anglo-saxonne. Les noms sont déclinés par entreprise ou par produit. L’accompagnement musical en musique ou chanson autre qu’anglo-saxon a été écarté, la musique classique aussi.

 

Temps retenu : depuis le 8 décembre 2007. Horaires : à toutes heures de la journée, mais essentiellement le soir.

La palme du crétinisme revient sans conteste à Orange qui s’évertue sur tous ses produits à les décliner (le déclin lui va bien !) dans la langue de Shakespeare.

 

 

 

 

Nom des entreprises ou du produit

 

Entreprises

Françaises

Entreprises

Etrangères

1

Mon chéri chocolats

 

X

2

Kinder chocolats

 

X

3

Fixodent (produit dentaire)

X

 

4

Nivea nutri cashmer (cosmétique)

 

X

5

Legrand électrique

X

 

6

Mc Donald (enseigne)

 

X

7

Mennen (cosmétique hommes)

X

 

8

B’Twin Décathlon (enseigne)

X

 

9

Givenchy parfum

X

 

10

FNAC (eneseigne)

X

 

11

Dior parfum

X

 

12

SFR téléphonie mobile

X

 

13

Sony

 

X

14

Orange (enseigne)

X

 

15

Renault

X

 

16

Carte noire (café)

X

 

17

Télé2

X

 

18

Yves Saint Laurent parfum

X

 

19

Nespresso (café)

 

X

20

La halle aux chaussures

X

 

21

La halle aux vêtements

X

 

22

Armani (parfum Emporio)

 

X

23

Parfum Minogue

 

X

24

Taft

 

X

25

Lancôme parfum

X

 

26

Macif

X

 

27

Labeyrie

X

 

28

Kenzo parfum

X

 

29

Cacharel parfum

X

 

30

Fun radio

X

 

31

Skyrock

X

 

32

Audi

 

x

33

BMW

 

X

34

Total

X

 

35

ING Direct

 

 

 

 

Entreprises ou produit

 

 

Françaises

 

Etrangères

36

CETELEM

X

 

37

CHAMPION (enseigne)

X

 

38

Skoda

 

X

39

Parfum Diesel

 

 

40

VVF (vacances)

X

 

41

Fleury Michon

X

 

42

Gourmet perle (pour chats)

X

 

43

Carrefour (enseigne)

X

 

44

Ultima (pour chats)

X

 

45

Renault Clio

X

 

46

Opel Corsa

 

X

47

Parship.fr

X

 

48

Lessive le chat

X

 

49

Carrefour (enseigne) pommes de terres

X

 

50

Air France

X

 

51

Daddy sucre

X

 

52

Gucci parfum

 

X

53

Orange live bix

X

 

54

Raviolis Carrefour (enseigne)

X

 

55

Saab automobiles

 

X

56

Krups (machines à cafés)

 

X

57

 

 

 

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Consultez le bi-mensuel du DIPLO : Manière de voir

de février/mars 2008 "La bataille des langues" http://www.monde-diplomatique.fr/mav/97/

coordonné par Bernard Cassen qui conclut ainsi son article intitulé "Cette arme de domination..." la langue [anglaise en l'occurence] :

Mais ne faut-il pas aujourd’hui plutôt parler d’anglo-américain que d’anglais, dans la mesure où la force propulsive de cette langue a surtout pour moteurs Washington, Hollywood, le Pentagone, Coca-Cola, Microsoft et Apple ? A la différence de la colonisation britannique, qui visait essentiellement les esprits des élites « indigènes », l’américanisation, s’appuyant sur des marchés financiers et industriels devenus planétaires — ceux du divertissement en premier lieu —, et la volonté des Etats-Unis de sauvegarder à tout prix leur hégémonie géostratégique ont pour cible les esprits des masses, et cela en utilisant la même langue, d’ailleurs de plus en plus éloignée de l’anglais standard.

Et elles bénéficient en général de l’appui d’autres « élites », notamment de celles de pays développés — dont certains furent autrefois des colonisateurs ! —, et qui, ne craignant pas l’excès de zèle, font assaut de génuflexions et de marques de servitude volontaire. L’anglo-américain, dans les faits, est devenu un vecteur de la mondialisation néolibérale. D’où sa promotion par ses « chiens de garde ».*

Revendiquer un monde multipolaire, c’est aussi récuser toute langue unique, et donc encourager le multilinguisme. Le droit de créer et travailler dans sa langue est un des attributs de la souveraineté populaire*, notion qui hérisse les dirigeants des transnationales, des institutions financières, ainsi que leurs porte-parole et porte-plumes locaux. La bataille des langues, c’est d’abord la bataille pour toutes les langues, y compris évidemment l’anglais.

Bernard Cassen.

* c'est nous qui soulignons


http://www.monde-diplomatique.fr/mav/97/



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ArchivesAoût 2007

Mobilisation des salariés

Contre le « tout anglais »

« Refus de la modernité », « combat d’arrière-garde », « relents de chauvinisme », « de protectionnisme », voire « de nationalisme », « de colonialisme », et l’on en passe... S’il est un point sur lequel, en France, une bonne partie de l’extrême gauche, de la gauche « bobo » et de la mouvance altermondialiste est en phase avec les hussards de la mondialisation libérale – « élites » de la communication et des médias, management des grands groupes industriels et financiers, haute administration –, c’est bien pour lancer l’un de ces noms d’oiseau à la face de ceux qui s’obstinent à revendiquer le droit de créer, de contracter, de travailler, d’accéder à l’information et aux loisirs dans leur langue, en l’occurrence le français.

Ce chœur s’était déchaîné, dès 1994, contre la loi Toubon « relative à l’emploi de la langue française (1», toujours en vigueur, et qui, entre autres dispositions, a l’outrecuidance d’exiger l’emploi obligatoire, mais non exclusif, de la langue française pour les salariés d’une entreprise installée en France. C’est Edwy Plenel qui, à la « une » du Monde, avait donné le ton : selon lui, cette loi exprimait « le regret d’une France défunte, imposant sa langue par sa puissance coloniale, impériale, diplomatique, économique », et n’était que « la mise en scène de la nostalgie d’une gloire morte, l’expression d’un déclin auquel on ne se résout pas, mais que l’on est incapable de conjurer » (2).

Tout lecteur du texte incriminé est conduit à s’interroger rétrospectivement sur le sens de cet exercice de « déclinologie » aiguë. Avec le recul, on peut présumer qu’il s’agissait de baliser et de préparer le terrain de la dénonciation, par Philippe Sollers, de la « France moisie » et, par contraste, de la promotion de la « mondialisation heureuse » par M. Alain Minc, qui en avait précisé la voie d’accès : l’anglais comme matière obligatoire dans le système éducatif (3).

Les attardés et nostalgiques étaient priés de comprendre que, dans un monde qui se globalise, il fallait cesser de penser – et de parler – étroitement « hexagonal », et de reconnaître qu’il existe une « langue de communication internationale », l’anglais (4). Et, comme le national et l’international sont étroitement imbriqués, quoi de plus naturel que la langue de l’indice Dow Jones et de la City soit chez elle partout, dans la rue comme sur le lieu de travail...

Dans la rue, ce ne sont pas seulement les noms de boutiques, les publicités et les titres de films qui s’affichent désormais, sans complexe, en anglais. La contestation fait de même. Ainsi, le 29 janvier dernier, au moment où se réunissait à Paris le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’association Greenpeace avait mobilisé ses professionnels de l’escalade pour déployer sur la tour Eiffel une gigantesque banderole où était écrit : « It’s not too late » (« Il n’est pas trop tard »). Aucun des partenaires français des collectifs dont fait partie cette association – parmi lesquels des syndicats et des organisations de défense des droits – n’y avait trouvé à redire...

Pas plus que les dirigeants des centrales syndicales françaises Force ouvrière (FO), Confédération française démocratique du travail (CFDT) et Confédération générale du travail (CGT) – à l’inverse de ceux de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) – ne s’étaient émus que la nouvelle organisation syndicale mondiale, la Confédération syndicale internationale (CSI), créée à Vienne le 1er novembre 2006, stipule, dans l’article 39 de ses statuts, que seule la version anglaise de ces derniers fait foi en cas de litige.

Au lieu de singer la Banque centrale européenne (BCE), qui, sous la houlette de M. Jean-Claude Trichet (ancien lauréat du prix de la Carpette anglaise (5)), fonctionne au « tout anglais », le mouvement syndical international aurait été mieux inspiré de suivre l’exemple de l’Organisation des Nations unies (ONU), qui utilise six langues officielles : l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe.

Ce renoncement n’est plus de mise dans un nombre croissant d’entreprises où la base commence à ruer dans les brancards contre l’imposition de l’anglais dans l’activité professionnelle quotidienne. Ainsi, la section CGT de Carrefour Nîmes-Sud a dénoncé la prolifération de l’anglais dans les noms de produits maison (BlueSky, Firstline, Green Cut, Ink Set, Powder Flash, Top Bike, Number One, Bootstore), et dans les nomenclatures : cross-merchandising, pool-reception, password, login, remodeling, supply chain, back et front manager. Tous termes pour lesquels des équivalents français existent ou pourraient être trouvés.

Plus sérieuse est la situation dans les usines et les bureaux français de la multinationale Alcatel, qui a fusionné avec la société américaine Lucent Technologies en avril 2006. La nouvelle patronne, Mme Patricia Russo, une Américaine de 54 ans qui a troqué ses fonctions de présidente-directrice générale de Lucent pour celles de directrice générale du nouveau groupe, accélère la mise en pratique du concept d’entreprise à langue unique mondiale. Bien que le siège du groupe demeure en France et qu’il relève du droit français, Mme Russo a déclaré qu’elle n’avait pas l’intention d’apprendre la langue de son pays d’accueil. Mais elle accepte volontiers les hommages de ses féaux français... en anglais. Ainsi, lors d’un goûter organisé pour les enfants de ses collaborateurs, on a pu assister à cette scène émouvante : « Les bambins ont scandé son nom et plusieurs d’entre eux (bien briefés par leurs parents ?) ont tenu à démontrer qu’ils maîtrisaient la langue de Shakespeare. Une petite fille a même tenu à préciser qu’elle avait “eleven years old”  (6). »

Dans les bureaux et les laboratoires d’Alcatel-Lucent, ce n’est pas le volontariat flagorneur qui est de mise, mais l’obligation : outils internes, messages (comme par exemple les ridicules « test des spares cette semaine » ou « in progress depuis today »), logiciels, noms de services et même documents en vue des entretiens individuels d’évaluation sont en anglais. La non-maîtrise de cette langue devient un critère de discrimination dans une logique de licenciements par convenance boursière. Le premier résultat de la fusion des deux entreprises a en effet été la suppression de douze mille cinq cents emplois dans le monde, dont mille quatre cent soixante-huit en France, alors qu’Alcatel-Lucent a dégagé 522 millions d’euros de bénéfices en 2006. Langue déterritorialisée, l’anglais devient logiquement la langue des délocalisations.

Insensibles aux admonestations des chantres de la mondialisation, des sections syndicales d’entreprise ont donc décidé d’utiliser la loi Toubon et sa transcription dans l’article L.122-39-1 du code du travail pour faire valoir leurs droits devant la justice. Et elles engrangent quelques premiers succès. Assignée par la section CGT, la société General Electric Medical Systems (Gems) a été condamnée en première instance (janvier 2005), puis en appel (mars 2006), à verser 580 000 euros de dommages et intérêts pour non-traduction de cinquante-huit documents. La société Europ Assistance, sur plainte du syndicat CFTC, a été condamnée le 23 avril dernier à traduire en français ses logiciels comptable et commercial édités en anglais, et cela dans un délai de trois mois, avec une astreinte de 5 000 euros par jour de retard. Même Alcatel-Lucent a dû lâcher du lest après l’intervention de la déléguée CGT auprès de l’inspection du travail : le directeur de l’établissement de Villarceaux a fait savoir, par une lettre du 29 mars, qu’il diffuserait une version française des principaux messages et documents du groupe.

Un drame récent va sans doute mettre en alerte les dirigeants d’entreprise quant aux sanctions financières et pénales qu’ils encourent s’ils persévèrent dans la non-application de la loi Toubon : en mars, la mort, au centre hospitalier d’Epinal, de quatre patients traités pour des cancers de la prostate et surirradiés pour cause... de mauvaise compréhension du logiciel en anglais !

A défaut de se mettre en place au sommet, la résistance intersyndicale à l’anglicisation forcenée dans les entreprises s’organise à la base en liaison avec des organisations de défense de la francophonie. Ainsi, le 8 février, une conférence de presse commune a été tenue par des syndicalistes et par les responsables de deux associations : la section française du Forum francophone international et Avenir de la langue française. De cette rencontre est né un Collectif pour le droit de travailler en langue française en France (7).

Puisque le président Nicolas Sarkozy affirme qu’il ne trahira aucune de ses promesses de campagne, il est opportun de lui rappeler celle-ci, faite à Caen le 9 mars : « Je veillerai à ce que, dans les entreprises installées sur le territoire français, la langue de travail soit le français, dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue. » La conjoncture fait bien les choses : une proposition de loi du sénateur Union pour un mouvement populaire (UMP) Philippe Marini, complétant et renforçant significativement la loi Toubon, avait été votée à l’unanimité au Sénat le 10 novembre 2005, et était restée en souffrance, faute de volonté politique des députés UMP. Elle vient d’être transmise à l’Assemblée nationale le 7 juillet.

Puisque le gouvernement est maître de l’ordre du jour de cette dernière, il sera intéressant de voir s’il fait preuve d’autant de célérité pour défendre la langue française dans les entreprises que pour faire des cadeaux fiscaux à leurs dirigeants...

Bernard Cassen.



Courrier des lecteurs.

(1) Lire « Parler français ou la langue des maîtres », Le Monde diplomatique, avril 1994.

(2) Le Monde, 4 mai 1994.

(3) Alain Minc, La Grande Illusion, Grasset, Paris, 1989.

(4) Il n’est pas simple d’échapper à cette tendance : même dans ce numéro du Monde diplomatique, nous publions, en double page centrale, une pièce d’art contemporain créée par un artiste et un philosophe germanophones, mais qui ont conçu spécialement pour nous, mensuel français, leur document... en anglais !

(5) L’Académie de la Carpette anglaise décerne chaque année, depuis 1999, un prix d’indignité civique à un membre des élites françaises qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France.

(6) Challenges, Paris, 8 février 2007.

(7) Consulter www.voxlatina.com et www.langue-francaise.org

Voir aussi le courrier des lecteurs dans notre édition de septembre 2007. (ainsi que dans le numéro de novembre 2007 – note du site du Manifeste progressiste pour la défense de la langue française)

Édition imprimée — août 2007 — Page 28

 Document 2

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Anna-Maria Campogrande

Finalement il n’y aura plus que les institutions européennes à pratiquer l’unilinguisme dans l’informatique.

A la barbe du plurilinguisme qu’elles affichent pour dépister le citoyen !

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Communiqué de presse

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Pour un Internet multilingue

L'UIT, l'UNESCO et l'ICANN collaborent à l'occasion du Forum sur la gouvernance de l'Internet

PUBLIÉ SIMULTANÉMENT PAR L'UIT, L'UNESCO ET L'ICANN

Genève, le 13 novembre 2007 - L'Union internationale des télécommunications, l'UNESCO et l'ICANN vont participer ensemble aux efforts déployés dans le monde pour définir des normes universelles applicables à l'édification d'un cyberespace multilingue. Ces trois institutions tiennent un atelier sur ce thème aujourd'hui, à l'occasion du deuxième Forum sur la gouvernance de l'Internet, qui se déroule à Rio de Janeiro (Brésil) du 12 au 15 novembre 2007.

L'Internet est un élément fondamental dans l'édification d'une société de l'information plus inclusive et privilégiant le développement, où la pluralité et la diversité puissent l'emporter sur l'uniformité. Le multilinguisme est un concept essentiel si l'on veut assurer la diversité culturelle et la participation de tous les groupes linguistiques dans le cyberespace. Le risque se précise de voir des centaines de langues locales laissées de côté, de façon non intentionnelle certes, dans l'expansion radicale de la communication et de l'information sur la Toile. Le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) a reconnu l'importance que l'on attache à la diversité linguistique et aux contenus locaux, et l'UNESCO a été chargée en la matière de coordonner l'application de la grande orientation adoptée par le Sommet.

Pour citer M. Paul Twomey, Président et Directeur général de l'ICANN, "Les débats de cet atelier sur le multilinguisme - combinés à notre évaluation des noms de domaine internationalisés - vont aider l'ICANN à progresser vers la mise en oeuvre intégrale IDN. L'ICANN a entrepris au plus haut niveau la plus vaste procédure d'évaluation des IDN jamais envisagée".

Suite à l'évaluation des noms de domaine internationalisés par l'ICANN, les utilisateurs de l'Internet peuvent désormais, dans le monde entier, accéder à des pages wikis assorties du nom de domaine "example.test" dans les onze langues retenues pour le test - arabe, persan, chinois (simplifié et classique), russe, hindi, grec, coréen, yiddish, japonais et tamil. Les pages wikis permettront aux internautes de créer leurs propres pages dérivées, portant leur nom, dans leur propre langue, sur le modèle: example.test/votrenom.

Les noms de domaine, qui actuellement sont pour l'essentiel limités aux caractères latins ou romains sont considérés comme un élément important dans la multilinguisation de l'Internet, un élément qui reflète la diversité croissante des besoins linguistiques de l'ensemble des utilisateurs. Comme l'a déclaré M. Hamadoum Touré, Secrétaire général de l'UIT, "L'UIT est résolue à aider ses membres à promouvoir la diversité des alphabets utilisés pour les noms de domaine. Cet atelier est une importante occasion de renforcer la coopération nécessaire avec les organisations concernées - UNESCO, OMPI, ICANN notamment - pour assurer et développer l'utilisation de la Toile par-delà les barrières linguistiques".

La Conférence de plénipotentiaires de l'UIT, qui a eu lieu à Antalya (Turquie) en novembre 2006, a reconnu la nécessité de rendre les contenus Internet disponibles en caractères non latins. Pour un utilisateur de l'Internet, il est plus facile de dire ou de consulter des textes rédigés dans sa propre langue, et pour être largement accessible, l'Internet doit être multilingue. Les résultats du SMSI ont par ailleurs rappelé la nécessité d'oeuvrer à la multilinguisation de l'Internet dans le cadre d'un processus multilatéral, transparent et démocratique, faisant intervenir les gouvernements et toutes les parties prenantes.

L'UNESCO, avec l'UIT et l'ICANN, s'efforce de rassembler les principales parties intéressées dans le monde entier afin de définir un accord sur des normes universelles applicables aux questions linguistiques dans le cyberespace. Ces questions dépassent largement le simple cadre des noms de domaine internationalisés: elles concernent aussi les normes relatives aux jeux et aux polices de caractères, au codage des textes, à l'utilisation des langues dans les principaux systèmes d'exploitation des ordinateurs, aux outils de développement des contenus, aux logiciels de traduction automatique et aux moteurs de recherche dans les diverses langues. En dernier ressort, nous ne pourrons assurer un accès équitable à l'information qu'en résolvant les obstacles linguistiques au fur et à mesure que nous élaborerons les infrastructures de communication et les programmes de renforcement des capacités.

Pour tout complément d'information, s'adresser à:

Sanjay Acharya
Chef, Relations avec les médias et informations du public
Union internationale des télécommunications
Tél.: +41 22 730 5046/730 6039
Mobile: +41 79 249 4861
Courriel

Marco Obiso
Division statégie des entreprises
Union internationale des télécommunications
Tél.: +41 22 730 6760
Courriel


Pour l'UNESCO:
Tarek Shawki
Courriel: t.shawki@unesco.org
 

Pour l'ICANN:
Jason Keenan
Media Advisor
Internet Corporation for Assigned Names and Numbers
Mobile: +1 310 382 4004
Courriel: jason.keenan@icann.org

A propos de l'UIT

Contactez-nous: Service de presse et information publique

 

 

 

 

 

 Document 3

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Communiqué du syndicat CGT Carrefour Nîmes-Sud 

Lettre ouverte à l’attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté    « oui » à la ratification du protocole de Londres.

Mesdames et Messieurs,

Le 26 septembre 2007 à l’Assemblée nationale pour certains d’entre vous et le 10 octobre 2007 au Sénat pour les autres, vous avez dit « oui » au protocole de Londres.

Pourtant de nombreuses associations de défense de la langue française, tant au Québec, Impératif français, le MEF, l’Asulf qu’en France, Avenir de Langue française, le FFI, DLF, l’A.FR.AV ont toutes dénoncé ce protocole comme étant le cheval de Troie de la mise en place du tout anglais dans la rédaction des brevets en France et en Europe.

De grands linguistes comme Claude Hagège, Bernard Lecherbonnier, des syndicats tels la CGT et la CFTC, le Collectif pour le droit de travailler en français, se sont eux aussi prononcés contre ce traité. De nombreux journaux, aussi variés que l’Humanité et le Figaro, ont publié des articles dénonçant également ce protocole. Il y a même eu une pétition en ligne (www.lapetition.be) qui a obtenu près de 3 mille signatures demandant que la France ne signe pas cet accord.

Bref, malgré tout cela, malgré toutes ces mises en garde, vous avez dit « oui » au protocole de Londres.

Force est de constater alors que la voix du peuple, relayée dans cette affaire par des associations, des syndicats, des collectifs, des personnalités, des pétitions n’a pas compté pour vous et que seule, apparemment, la voix défendant les intérêts des multinationales — surtout pharmaceutiques, dit-on — a su obtenir votre agrément.

De mêmes capitulards ont signé un jour un traité comme quoi il y aurait de l’anglais dans la signalétique de nos aéroports, sans demander la réciproque, c’est-à-dire, sans demander qu’il y ait aussi du français dans la signalétique des aéroports des pays anglophones !

De mêmes capitulards ont accepté que la BCE, la Banque centrale Européenne ; que l’Eurocorps, la future armée européenne ; le FMI, le Font Monétaire International ; et bien d’autres machins à caractère mondial aient l’anglais comme seule langue de travail !

De mêmes capitulards ont décidé que l’Europe parlerait anglais et Darcos, un pseudo homme politique français, capitulard parmi les capitulards, vient d’introduire l’anglais obligatoire pour nos enfants dès le CE1 (7 ans) dans toutes les écoles de France. Son rêve est même de les relier par visioconférence avec des écoliers de Grande-Bretagne pour qu’ils puissent mieux s’imprégner du Native English. À quand la déportation massive de nos enfants vers le pays de la langue élue ?

De mêmes capitulards n’ont rien trouvé à redire lorsqu’en France à Cannes dernièrement, l’on a constaté qu’au MIP - le Marché International des Contenus télévisuels — l’anglais était obligatoire. Rien à redire non plus lorsque Nagui, un employé du Service public de la télévision, s’est exprimé en anglais à la tribune, ou que des journalistes français devaient poser leurs questions en anglais, même à des Français !

Je ne parlerai pas de l’anglomanie ordinaire celle de RMC Talk Show avec le Bourdin and Co, du World Orange OPEN ONE et du Happy zone de SFR, alias France Télécom, du Michelin On Way, du Made in Palmade ou du 50 mn Inside de notre chère télévision française, je finirais par vous lasser avec mes histoires d’anglais, il y en a tellement.

Non, mais je vous dirais par contre, car après tout cela vous siérait bien, d’aller chercher chez Citroën un ouaté aux couleurs de l’Écotendance, ou plutôt un "tee-shirt design Ecotendance", comme ils disent. Le slogan adopté sur ces ouatés est en anglais, le français est en tout petit, exprès, pour qu’on ne le voie pas, cela devrait donc vous plaire.

Pourtant, si la France vous paraît trop petite pour oser exiger le respect plein et entier de la langue française en France, en Europe et dans le monde, force serait de vous demander pourquoi vous ne regardez pas alors vers le grand large, vers la Francophonie ?

Vous verriez plus de 50 pays de par le monde composer ce qu’on appelle l’Espace francophone, un potentiel pour demain de plus de 600 millions de parlant français !

Vous comprendriez alors peut-être qu’il n’y a donc pas de quoi se coucher devant la dictature du tout anglais et de capituler face aux desiderata des multinationales anglomaquées.

À l’heure où à l’école, l’on parle de RÉSISTANCE à nos enfants en leur lisant la lettre de Guy Môquet, votre allégeance à la langue impériale fait désordre et sonne même comme une seconde salve à son corps destinée.

Honte à vous.

Régis Ravat

Délégué syndical

http://www.CGTCarrefourNimes-Sud/

Document 4

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Carpette anglaise 2007, sortez vos mouchoirs


Prix 2007 de la carpette anglaise
 
Communiqué de l’académie de la carpette anglaise

L’académie de la Carpette anglaise* s’est réunie le 21 novembre. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif**, syndical et littéraire.
Au second tour de scrutin, le prix de la Carpette anglaise 2007 a été décerné à Mme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances qui communique avec ses services en langue anglaise, par 8 voix contre 4 à M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Francophonie, qui a publiquement célébré les futurs bienfaits du protocole de Londres.

Afin de soutenir nos proches amis de la Suisse romande, le prix spécial à titre étranger*** est attribué à la police de Genève pour avoir diffusé une publicité intitulée « United Police of Geneva ».

Anne Cublier, Paul-Marie Coûteaux, Jean-Loup Cuisiniez (représentant du monde syndical), Claude Duneton, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.


* La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
** Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).
*** Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.


Document 5

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- Extrait GEAB N°13 (15 mars 2007) -



Quelles langues parleront les Européens en 2025 ? Tendances lourdes des nouveaux équilibres linguistiques dans l'UE d'ici une génération
L'équipe LEAP/E2020 conduit depuis plus d'une décennie une analyse de terrain très approfondie des tendances lourdes affectant la sphère linguistique dans l'UE.

Au-delà de l'intérêt culturel de tels travaux, LEAP/E2020 les conçoit également comme des outils d'aide à la décision tant individuelle (parents pour l'éducation de leurs enfants) que collective (institutions publiques éducatives, universités, états, entreprises internationales). Les stratégies individuelles et collectives en matière d'enseignement des langues sont en effet des processus de long terme requérant d'effectuer des choix fondamentaux près d'une génération à l'avance. Et les erreurs d'anticipation en la matière se paient lourdement par un décalage ultérieur complet entre l'offre et la demande linguistiques, entre les besoins socio-économiques linguistiques (pour les échanges commerciaux, culturels, scientifiques et politiques) et les aptitudes de la population concernée.

Ces anticipations sont également porteuses de nombreuses conséquences quant à l'évolution politique de l'UE puisque les langues ne sont pas des instruments neutres de communication mais bien les véhicules de visions du monde et de la société. Et à travers ces tendances d'avenir, on peut mieux cerner de plus vastes modifications qui vont affecter le projet communautaire (1).

L'évolution des grands équilibres linguistiques dans l'UE est bien entendu fortement connectée aux grandes tendances mondiales en la matière (2), mais du fait de sa structure démocratique, de sa taille démographique (500 millions citoyens), de sa grande diversité linguistique et de l'ancienneté de ses langue, l'UE est un espace linguistique qui possède ses propres logiques internes, ancrées notamment dans une longue histoire d'interactions linguistiques.

Pour LEAP/E2020, l'évolution linguistique de l'UE pour les 20 prochaines années est ainsi déterminée par deux contraintes historiques fondamentales et cinq facteurs stratégiques.

A- Deux contraintes historiques fondamentales

1. Les peuples imposent toujours in fine leurs choix linguistiques à leurs élites.

2. Les langues possèdent des dynamiques internationales fondées essentiellement sur la puissance et l'attractivité de leur culture d'origine.


1. De la disparition du Latin (à partir du XVIe siècle), au reflux du Français (à partir du XIXe siècle) en passant par les reflux de l'Allemand (après 1945) et du Russe (après 1989), l'histoire moderne de l'Europe illustre sans cesse combien les peuples ont systématiquement imposé leurs langues aux élites qui très souvent avaient adopté (plus ou moins librement) des langues étrangères. La nature démocratique de chaque Etat membre de l'UE ne fait que renforcer cette "omnipotence dans la durée" des peuples en matière linguistique.
Le corollaire de cette contrainte est que les opinions ou desiderata de ces mêmes élites en matière linguistique n'ont de facto aucun impact durable et de ce fait n'ont aucune capacité à programmer ou anticiper l'avenir linguistique de l'UE. En revanche, dans une démarche propre à la nature même des « élites », elles sont généralement à la recherche de processus d'identification les différenciant du « peuple » et sont donc naturellement tentées d'adopter ou d'utiliser des langues étrangères qui leur assurent cette différenciation.

2. La seconde contrainte permet généralement de définir le calendrier de l'évolution imposée par la première contrainte. L'affaiblissement progressif (ou brutal parfois) de la puissance et de l'attractivité de la culture sous-tendant une langue dominante détermine la vitesse et l'ampleur de la montée en puissance du nouveau choix populaire : qu'il soit celui de sa langue nationale, ou celui d'une nouvelle langue dominante.

Ces deux contraintes définissent donc le cadre opérationnel dans lequel s'inscrivent les évolutions linguistiques à venir de l'UE.


B- Cinq facteurs stratégiques

Dans le cas de l'UE, l'équipe LEAP/E2020 a identifié cinq facteurs-clés qui vont façonner le visage linguistique de l'UE d'ici une génération:

1. Le grand retour de la langue allemande : La fin de la division de l'Europe, la recomposition de l'Europe centrale qui en résulte et l'éloignement croissant de l'époque de la Seconde Guerre Mondiale sont déjà en train de favoriser la résurgence de l'Allemand comme l'une des grandes langues trans-européennes d'ici 2025. La démocratisation en cours de l'Union européenne (importance croissante des opinions publiques dans le processus décisionnel européen) sert aussi directement l'importance de la langue allemande qui est utilisée par 100 millions de « natifs ».

2. La revitalisation de la langue française : La forte croissance démographique française (et de pays francophones à l'origine d'une part importante de l'immigration dans l'UE) constitue déjà une forte redynamisation du Français parmi les langues trans-européennes. Avec près de 80 millions de « natifs » francophones, le Français est en effet devenu la deuxième langue maternelle dans l'UE et continue à croître. L'éloignement croissant de la période 1939/1945, qui a marqué un effondrement de l'attractivité du Français comme langue politique des élites (3), joue aussi en faveur de ce retour de vitalité de la langue française.

3. La fin de l'Anglo-Américain comme langue hégémonique de la modernité : La fin de l'ordre mondial créé après 1945, dont l'actuel effondrement de l'influence des Etats-Unis est le dernier acte, supprime le principal moteur qui a porté en Europe (et dans le monde) le développement de l'utilisation de l'Anglais (ou plus exactement de l'Américain). Cette tendance est renforcée par l'affaiblissement de l'Anglo-Américain sur ses terres d'origine : aux Etats-Unis, l'Espagnol est en pleine ascension au détriment de l'Anglais dans de nombreux Etats; au Royaume-Uni, la montée en puissance des langues celtiques portées par les revendications autonomistes ou indépendantistes en Irlande, au Pays de Galles et en Ecosse ont déjà fait reculer l'utilisation de l'Anglais dans les îles britanniques (qui n'est déjà plus que la troisième langue maternelle dans l'UE, en rapide diminution). Sur les vingt ans à venir, sur le continent européen, l'Anglo-Américain se maintiendra dans une niche de nature "internationale", à savoir une langue véhiculaire populaire, à base d'un vocabulaire très limité.

 Figure 1 - Carte linguistique de l'Europe
Figure 1 - Carte linguistique de l'Europe
4. L'entrée de la langue russe au « purgatoire » linguistique européen : Du fait du rejet consécutif à son imposition brutale après 1945 sur l'ensemble de l'Europe ex-communiste, le Russe restera pour au moins encore dix ans une langue sous-utilisée dans l'UE pour des raisons politiques. Mais, en supposant une relation UE-Russie pacifique, éventuellement renforcée par un partenariat stratégique réussi, pour LEAP/E2020, la langue russe s'imposera comme la langue véhiculaire slave par excellence dans l'UE à partir des années 2015. Cette évolution ne sera cependant probablement pas reflétée au niveau institutionnel (le Russe ne deviendra pas une langue officielle de l'UE) mais elle existera de facto sur le terrain sur toute la partie orientale de l'UE.

5. La montée en puissance de la langue espagnole à l'international : La montée en puissance de l'Espagnol comme langue européenne internationale ne sera pas doublée de son développement comme langue dominante trans-européenne. En effet, l'importance croissante de l'Amérique latine et surtout la rapide extension de la zone hispanophone en Amérique du Nord conduisent l'Espagnol à s'imposer comme l'une des trois langues européennes internationales au côté de l'Anglais et du Français (portés eux aussi par des réservoirs linguistiques hors UE). Cependant la faiblesse du nombre d'hispanophones dans l'UE, la fragmentation linguistique en cours de l'Espagne (Pays basque et Catalogne) et la présence d'une autre langue latine (le Français) parmi les langues trans-européennes dominantes, empêcheront d'ici 2025 l'Espagnol d'accéder à ce statut.

Ces tendances seront renforcées par les exigences croissantes de communication intra-européenne, caractérisée par la montée en puissance d'acteurs collectifs ou individuels ne pouvant pas avoir recours à des traductions onéreuses et s'appuyant donc fortement sur la maîtrise dite « passive » (compréhension) d'une langue étrangère, facilitée par le recours à une langue de la même famille linguistique. Parallèlement, l'autre tendance dominante sera l'utilisation croissante de systèmes de traduction automatique afin de pouvoir diffuser des textes multilingues à grande échelle et à faible coût.

En conclusion, si la matrice linguistique de l'UE à l'horizon 2025 continuera à s'inscrire dans la logique de la parole d'Umberto Eco "La traduction est la langue de l'Europe", pour LEAP/E2020 se dégage un paysage linguistique clair (qui sera bien entendu modulé selon les secteurs d'activité), sur fond de vivacité des langues nationales et régionales, très en rupture avec l'opinion dominante des élites communautaires actuelles (4) :

1. Quatre langues trans-européennes dominantes, Anglais-Allemand-Français-Russe, dont trois seulement seront officielles (le Russe ne le sera évidemment pas) et dont deux seront les langues sélectives de l'élite de l'UE dans vingt ans (Français et Allemand, puisque l'Anglo-Américain ne sera plus socialement discriminant).
2. Trois langues européennes internationales, Anglais-Français-Espagnol.

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Notes :

(1) Bien entendu, au-delà des grandes évolutions, certaines spécificités sectorielles persisteront, maintenant telle ou telle langue sur des « niches » privilégiées.

(2) En effet, la montée en puissance internationale des langues asiatiques comme le Chinois ou le Tagalog, ou encore de l'Arabe, va modifier les équilibres linguistiques mondiaux. Cependant, à une génération de distance, les langues internationales européennes continueront à détenir de sérieux atouts puisqu'elles possèdent des bassins linguistiques importants hors du continent européen, notamment en Afrique et en Amérique.

(3) Du fait de l'effondrement brutal de la « Grande Nation » devant les forces hitlériennes.

(4) Qui comme toujours avec les élites en place s'avèrent incapables d'imaginer d'autres tendances que les tendances d'hier, à savoir celles sur lesquelles ils ont formé leur statut d' « élites ». C'est pour cela que les élites communautaires actuelles continuent à penser que la tendance dominante des années 1980/2000, à savoir la montée en puissance de l'Anglo-Américain qui a façonné leurs compétences linguistiques, va se poursuivre.

Lundi 29 Octobre 2007


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